Les retraités d’Alliance Police Nationale dénoncent une forte régression de leur pouvoir d’achat, depuis la dernière réforme des régimes de retraites. Celle-ci, qui indexe la revalorisation des pensions sur l’indice des prix à la consommation (hors tabac), n’a pas contribué à garantir l’évolution du coût de la vie.
Ils exigent le rattrapage des pertes du pouvoir d’achat des années antérieures, résultant d’évaluations prévisionnelles erronées. Ils prennent acte de la mesure contenue dans la Loi fixant la revalorisation des pensions au 1eravril de l’année, mais réclament le rattrapage du premier trimestre 2009.
Ils demandent la création d’un observatoire de l’évolution des pensions (paritaire), au sein du ministère de l’Intérieur. Son rôle serait de procéder, tous les trois ans, à une comparaison des pensions entre retraités de même grade et de les réajuster si nécessaire.
Ils expriment leur profond et total attachement au maintien de la pension de réversion pour les veuves et veufs, sans condition de ressource et d’âge. Considérant la dangerosité et la pénibilité de toute une carrière, ainsi que les obligations de disponibilité auxquelles sont assujettis les retraités réservistes, ils demandent que toute évolution de l’ISSP entre dans le calcul de la revalorisation des pensions.
Cette disposition pouvant parfaitement s’inscrire dans le cadre de notre statut spécial, elle ne ferait pas ainsi l’objet de demande reconventionnelle…À l’heure où le vieillissement de la population entraîne une progression de la dépendance et de la perte d’autonomie, ils s’insurgent face à l’immobilisme, voire la régression de l’action sociale en faveur des retraités. Ils demandent le rétablissement de l’aide ménagère à domicile, supprimée récemment, en faveur des retraités concernés.
Compte tenu des prélèvements, sans cesse croissants, de la Sécurité Sociale sur les soins de santé, les franchises sur les médicaments, les dépassements d’honoraires, les retraités d’Alliance Police Nationale réclament une participation de l’État, afin de faciliter l’accès des retraités aux complémentaires “santé”.
Parmi les nombreux problèmes que soulève la Réserve Civile, ils revendiquent une augmentation immédiate des indemnités journalières, jamais revalorisées depuis leur mise en place. Ils réclament une réglementation claire et précise relative à l’emploi, aux frais de déplacement, d’hébergement et de repas de cette catégorie de personnel.
Concernant le Régime Additionnel de la Fonction publique (RAFP), ils demandent une meilleure information, notamment une communication annuelle sur les points acquis et leur valeur.