Jeune tué par la police à Nantes : ce que dit le rapport d’intervention

06/07/2018

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« La légitime défense établie », pour un syndicaliste
Là, selon leur récit, Aboubakar F. percute un véhicule en stationnement, qui manque de renverser un autre policier. Malgré le choc, le jeune conducteur continue de « zigzaguer, toujours à très vite allure ». Si d’autres personnes avaient été présentes sur la chaussée, « elles auraient été renversées car le conducteur a vraiment eu la volonté d’échapper à sa conduite au commissariat », notent les policiers.

Pressé, le brigadier R.H. décide alors de sortir son arme de poing et de tirer un unique coup de feu. La Nissan d’Aboubakar F. finit alors dans le jardin d’une maison attenante. Le suspect est grièvement blessé. Il présente une plaie saignante abondante au niveau du cou. Les secours sont appelés. Aboubakar F. est transféré à l’hôpital avec un « pronostic vital très engagé ». Il décèdera à son arrivée.

« Au vu de la conduite et détermination du conducteur, celui-ci aurait pu commettre un homicide sur deux de nos collègues, voire sur des personnes du quartier, assure Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance. Personne ne peut contester qu’un de nos collègues a réussi à sauver deux enfants quand l’individu a effectué une marche arrière violente. Il apparaît donc incontestable au vu de ces éléments que la légitime défense peut être établie. »