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LETTRE OUVERTE Pourquoi j’ai rejoint ALLIANCE ?

04/07/2019

Tracts

Beaucoup d’entre vous, s’interrogent sur les raisons qui m’ont amenées à rejoindre le syndicat Alliance Police Nationale.

Avant toute chose, il est évident que je vous dois une explication, cela ne pouvait en être autrement.

Aucunement pour me justifier, personne n’ayant le droit de juger, mais bel et bien pour vous alerter, par respect pour la confiance que vous m’avez accordée pendant toutes ces années, à la tête du département des Alpes-Maritimes.

En l’espace de 4 ans, les adhésions ont triplées, le score aux dernières élections professionnelles est historique, 1041 voix pour le département, cela est largement révélateur de l’implication, du travail, de l’engagement qui était le nôtre auprès de nos collègues.

«Pour être convaincante, il faut être convaincue», je n’ai eu de cesse de le répéter durant mon mandat de secrétaire départementale.
Pensant que mon rôle consistait uniquement à la défense de vos intérêts tant personnels que collectifs, à faire en sorte que l’organisation syndicale que je représentais, permettrait d’ améliorer votre quotidien départemental, tout en me faisant le relai au niveau régional et national.

Pensant naïvement que mes différents interlocuteurs étaient sains et dignes de confiance.
Mon équipe et moi-même, nous nous sommes employés à cela, en menant les combats de front, au détriment de notre propre vie privée.

Cela je ne le regrette pas !

En revanche, je regrette d’avoir cru et fait confiance au secrétaire national de la zone sud, et au secrétaire général de cette organisation, qui, dès la première attaque de l’administration à mon égard, me sanctionnait pour avoir
défendu mes collègues en souffrance.

Attaque concernant un tract départemental, validé par le bureau national et le secrétaire général pour diffusion sur le département.

Nous pouvons tous légitimement nous poser la question suivante : « Incapable de défendre une sanction illégitime,
validée par eux-mêmes, qu’en sera-t-il alors pour vous? »

Néanmoins, malgré cela, j’ai continué à œuvrer, mon cas personnel ne devant être en aucun cas, l’élément déclencheur m’amenant à quitter l’organisation syndicale, étant viscéralement attachée à toute mon équipe, délégués départementaux et locaux, et en la cause que je défendais avec conviction et acharnement.

Ceci étant, le rouleau compresseur syndical était en action, il fallait diminuer celle qui a osé dénoncer cette injustice auprès d’autres secrétaires départementaux, afin de les alerter sur les risques encourus, en faisant référence à mon expérience, cela par honnêteté intellectuelle.

Très vite, j’ai été coupée de toutes les informations syndicales zonales, ensuite mise sous la tutelle du secrétaire départemental du Var.

Des élections régionales syndicales ont eu lieu sans tenir compte du vote des représentants du personnel des Alpes-Maritimes.

Cette élection était sans surprise et elle permettait au secrétaire national de la zone sud (21 départements) d’être également secrétaire régional PACA. Chercher l’erreur ...

Il était alors impossible de continuer à travailler, le secrétaire national de la zone sud invoquant la RUPTURE à mon égard.

Six mois avant, nous étions le meilleur département et 6 mois après des parias.

Comment pouvions-nous alors TRAVAILLER pour les collègues ? Le mépris était affligeant à l’égard de toutes celles et ceux qui ont permis la victoire …

Puis, un message vocal WhatsApp adressé par le secrétaire national de la zone sud à mes délégués et adhérents pour me décrédibiliser,

Puis, des missives envoyées à mon conjoint, mon adjointe, pour me déstabiliser,

Puis, une convocation au bureau national en présence des membres permanents, pour m’impressionner, Puis, des mensonges … J’ai vécu cette période très difficilement, jamais je ne les aurai cru capables d’un tel acharnement.

Enfin, j’ai rencontré Fabien VANHEMELRYCK, secrétaire général d’Alliance Police Nationale, il était important pour moi de me reconnaître en ses valeurs, en sa vision syndicale, en son engagement …
Il était hors de question qu’un éventuel basculement syndical de ma part soit un choix par défaut.
Aussi il était hors de question d’être dans un esprit de vengeance, et bien évidemment jamais je n’ai été, comme lu dans un tract infâme je cite « une opportuniste »

Après avoir longuement échangé, Fabien correspondait sans hésitation à ce en quoi je crois et pour lequel je me suis battue pendant tant d’années, le renouveau, l’exigence, la détermination pour la défense de notre profession.

J’ai pris la décision de rejoindre Alliance PN en conservant mon siège en CAPN, en qualité de titulaire sur le siège des Brigadiers. Cela a d’ailleurs suscité émois et interrogations dans nos rangs, j’assume ce choix personnel. Le syndicalisme est une histoire de personnes et non une histoire d’entité syndicale. Ce sont les hommes et les femmes qui font le syndicalisme et non l’inverse. Pour toutes celles et ceux qui ont voté pour nous sur ce département, ils peuvent être convaincus que leur vote continuera d’exister de la meilleure manière qu’il soit et ce au plus haut niveau. Il faut laisser le temps au temps …

La confiance ne se perd pas, sous prétexte d’un changement d’entité syndicale, je continuerais à être la même femme, vous pouvez en être surs.

A l’annonce de cette démission, certains collègues ont été surpris, attristés pour certains même, en colère, je vous rassure nous sommes là encore, et NOUS CONTINUERONS LE COMBAT.

Remettons-nous au travail, les chantiers futurs nous attendent …
J’ai rejoint l’unité de notre corps au sein d’ALLIANCE POLICE NATIONALE...

Merci de m’avoir lue.

Célya BOUMEDIEN