UNE SEMAINE ORDINAIRE DANS UN COMMISSARIAT DU VAL-D'OISE
17 juillet 2026
UNE SEMAINE ORDINAIRE DANS UN COMMISSARIAT DU VAL-D'OISE À Sarcelles, en moins d'une semaine, les événements s'enchaînent et révèlent une réalité que nous dénonçons depuis longtemps : des effectifs insuffisants face à une activité toujours plus forte. Samedi 11 juillet : un possible attentat est déjoué grâce à la réactivité des collègues. Plus de 300 personnes sont évacuées et un dispositif de surveillance renforcé est mis en place en raison de la menace. Lundi 13 juillet : comme à l'accoutumée lors des « festivités du 14 Juillet », les collègues sont la cible de tirs tendus de mortiers d'artifice. Du mobilier urbain est incendié. Bilan : 19 interpellations. Mardi 14 juillet : en marge du match de l'équipe de France, de nouvelles violences urbaines éclatent sur la circonscription. Même constat que la veille, avec cette fois 11 interpellations. Pendant ce temps, la délinquance du quotidien, elle, ne s'arrête pas. Mercredi 15 juillet au matin : le compteur explose. 39 personnes en garde à vue pour la seule circonscription de Sarcelles. Face à cette succession d'événements, les policiers de Sarcelles ont pu compter sur la solidarité des circonscriptions voisines. Voie publique, investigation, PTS, CIC : tous ont répondu présent. Tous ont fait face avec professionnalisme, engagement et sens du devoir. Nous saluons l'investissement sans faille de l'ensemble des collègues. Mais une question demeure : Peut-on continuer à faire reposer le fonctionnement de nos commissariats sur la seule solidarité des personnels ? La réalité est simple : les collègues tiennent parce qu'ils n'abandonnent jamais leur mission. Ce que vit aujourd'hui la circonscription de Sarcelles n'est malheureusement pas un cas isolé. C'est le reflet du quotidien de nombreux commissariats du Val-d'Oise. Lorsqu'une semaine dite « ordinaire » n'a en réalité plus rien d'ordinaire, nous rappelons une nouvelle fois l'urgence de renforcer les effectifs dans l'ensemble des commissariats du département. Le Val-d'Oise a besoin de renforts. Maintenant.
